Le diabète du petit enfant
à l'école maternelle
et dans les petites classes primaires CP CE1 CE2.

par le Dr. Elisabeth PRAUD du Mans.

Quel en est le risque ?

C’est l’hypoglycémie pourquoi ?

Parce-que l’alimentation et l’activité physique du petit enfant sont variables.

L’alimentation :
il n’est pas toujours facile de réaliser, au petit déjeuner en particulier, un apport calorique et glucidique égal d’un jour à l’autre. Difficile de faire manger un petit enfant de 4 ans qui n’a pas faim, qui est grognon parce qu’il est enrhumé, qui n’a pas envie de se dépêcher pour aller à l’école.
L’activité physique :
elle est variable selon les jeux proposés à l’école, selon le dynamisme du petit enfant ce jour là, selon qu’il fait beau et qu’il y aura des jeux de plein air ou qu’il pleut ou fait froid et que tout le monde reste à l’intérieur.

Quels remèdes ?

Expliquer à l’instituteur ou l’institutrice les signes de l’hypoglycémie… les signes classiques et les signes propres à chaque enfant, lui fournir du sucre en morceaux (et non en sachets de poudre) faciles à faire glisser et absorber à la face interne de la lèvre, briquettes de jus de fruits et biscuits (madeleines faciles à mastiquer).

La collation de 10 heures : elle est la règle en maternelle et il n’est pas difficile en général de la renforcer.

Un contrôle glycémique en fin de matinée éventuellement :
- Certains enseignants se proposent de les faire.
- L’un des parents, le plus souvent la maman, peut se déplacer à l’école.
- La prescription d’un contrôle par une infirmière qui se déplace à l’école. Ceci peut être proposé en particulier au début pendant quelques semaines ou mois. Cela a aussi le mérite de sécuriser le milieu scolaire (certaines infirmières ont accepté de se déplacer dans le service pour être mieux mises au courant).

En cas de malaise sévère.

- Il faut avoir prévu un lieu à la bonne température où garder le Glucagon.
- Il faut avoir prévu quel médecin proche appeler.
- Mais les malaises sévères de la journée sont beaucoup moins fréquents que ceux de la nuit.

Le problème de la cantine :

- S’il y a un trajet entre l’école et la cantine : ce délai inévitable plus éventuellement l’activité physique de la marche surviennent dans une période à risque.
- Il faut prévenir la personne qui accompagne les enfants qu’elle doit avoir une petite collation à portée de main et de la donner au moindre doute avant d’arriver à la cantine.
- Les menus sont presque toujours connus une semaine à l’avance : ce qui permet aux parents de faire majorer l’apport du pain si le repas n’est pas assez riche en glucides, ce qui est rare. Un dessert sucré peut quelquefois être remplacé par un yaourt… mai attention à la différence par rapport aux autres enfants d’autant que le dessert à la fin du repas ne sucre pas beaucoup.

Les goûters d’anniversaire !

Tant pis ! ou mieux, distribuer des recettes de gâteaux sucrés à l’aspartam. On n’apprend jamais trop tôt à faire attention aux autres ! Les bonbons ? le moins possible, mais il est quelquefois difficile à un petit enfant de dire toujours non. L’important est qu’il sache le « raconter » plutôt que d’en prendre en cachette. Le problème du traitement par pompe chez les tous petits nécessite un projet d’accueil individualisé. Ce type de traitement ne doit pas empêcher la préparation scolaire même en maternelle.

Dans tous les cas, tout se passe mieux si l’information a été bien donnée à l’enseignant, au médecin scolaire ou au médecin de PMI res-ponsable, à l’infirmière scolaire s’il y en a une. Téléphone, courrier, documentation AJD sont précieux.
« Un projet d’accueil individualisé est rédigé avec les parents, le pédiatre diabétologue, l’équipe scolaire et le médecin scolaire ».