![]() |
||||||||||||||||||
|
1ère notion de physiologie appliquée / 2ème notion de physiologie appliquée / 3ème notion de physiologie appliquée / Règle simple 1ère notion de physiologie appliquée Quand on fait un effort physique, nos muscles travaillent en consommant dabord leur propre réserve en sucre (le glycogène musculaire, environ 400g chez ladulte), puis dans un second temps le sucre contenu dans le sang, puis dautres substances, les acides gras, qui proviennent des réserves de graisse (le tissu adipeux). Ce qui est important à savoir, cest que les muscles ne peuvent utiliser le sucre que sil y a de linsuline dans le sang : celle-ci agit comme une clé ouvrant la porte de la cellule musculaire et laissant entrer le sucre (le glucose). Pas dinsuline : - pas dentrée de glucose dans les cellules - la glycémie sélève - les acides gras utilisés par les cellules à la place du glucose produisent des corps cétoniques : risque de cétose En conséquence : - lexercice ne peut remplacer linsuline
|
||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||
| Au repos: Linsuline "ouvre la porte" de la cellule au glucose. La dose dinsuline est ajustée à lactivité habituelle. |
Exercice + insuline: Linsuline permet à plus de glucose dentrer dans la cellule. | Exercice sans insuline: Le glucose ne peut pas entrer dans la cellule, qui doit utiliser les acides gras: risque de cétose. | ||||||||||||||||
|
2ème notion de physiologie appliquée Chez une personne non diabétique, la fabrication dinsuline par les cellules ß du pancréas diminue dès le début de leffort, quand le glucose sanguin commence à être utilisé par les muscles. Cette diminution dépend de lintensité et de la durée de leffort, elle se poursuit jusquà la fin de leffort, même souvent dans les heures qui suivent si leffort a été important. En conséquence, il faut que le diabétique adapte lui aussi la dose dinsuline quil injecte à leffort quil va faire. Cest un geste difficile, car il est fondé avant tout sur sa propre expérience, et non sur des règles mathématiques. |
||||||||||||||||||
|
3ème notion de physiologie appliquée Lexercice physique régulier (par exemple jogging de 30 à 40 minutes par jour 3 à 4 fois par semaine) a pour conséquence une meilleure sensibilité des cellules à linsuline, cest-à-dire que les cellules ont besoin de moins dinsuline (de clés) pour utiliser le glucose circulant, et celà même les jours où on ne fait pas dexercice! La conséquence de cette meilleure sensibilité à linsuline est que lon a besoin de moins dinsuline lorsque lon sentraine régulièrement. Cet effet disparaît dans la semaine qui suit larrêt de lentrainement. Ceci aide donc à comprendre quau cours dune semaine dexercice important (au ski par exemple), vous soyez amené à diminuer les doses dinsuline, parfois de moitié, pour éviter les hypoglycémies, et à les augmenter à nouveau dans la semaine qui suit votre retour. Même si vous nêtes pas entrainé, cette meilleure sensibilité des muscles à linsuline apparaît quand même, et va persister quelques heures après lexercice (en moyenne 10 à 12 heures, parfois même 18 heures). En conséquence, linsuline injectée dans les heures qui suivent un exercice important aura plus deffet, doù le risque augmenté dhypoglycémie, non pas au cours de leffort (il y a encore des réserves de sucre), mais dans les heures qui suivent, et surtout durant la nuit, quand le foie reconstitue ses réserves en sucre (glycogène). |
||||||||||||||||||
|
- Diminuer la dose dinsuline le soir dun effort important. - Refaire ses réserves en sucre en mangeant un peu plus le soir (féculents). On résume ces 3 notions : 1 - Lexercice à lui seul ne peut remplacer linsuline. Pas dinsuline, pas dexercice! 2 - Lexercice régulier permet de faire moins dinsuline pour un même résultat 3 - Cest surtout après lexercice, et non pendant, que lon risque plus lhypoglycémie.
|
||||||||||||||||||